dimanche 29 mai 2022

MÈRE ! MÈRE ! MÈRE !

BONNE FÊTE À TOUTES LES CHÈRES MAMANS!

MÈRE ! MÈRE ! MÈRE !
A chaque berceuse de la mère,
Renaissent toutes les étoiles.
A chacun de ses baisers,
Rient les lèvres parfumées
De toutes les splendides nouvelles fleurs.
A chacun de ses soucis,
De ses soupirs de peur,
Face à la fièvre de son enfant
Inquiet en pleurs,
S’ouvrent tous les murs,
Tremblent les cierges fleurissant
D’un retour de lueurs sûres !
Elles accourent, radieuses lumières,
Répondant, heureuses et belles,
A leur source qui les appelle :
Mère ! Mère! Mère !
Elles lui promettent
De ne plus jamais la quitter
Et, loin du noir froid défait,
Se relève, flamboyant, l’enfant,
Dans les bras en fête de sa chère maman !
Bat le cœur d’un nouveau printemps,
Dans le ciel d’un sein infini de joie,
La chance est là, grâce à elle, encore une fois!
Elle se déploie, couronne fleurie de ses caresses !
Le malheur, de ses détresses,
Ne peut vaincre sa douce cuirasse d’amour.
Chaque nuit, chaque jour,
De toute sa vigilante tendresse,
Elle protège, inlassable lionne,
Son précieux fruit adoré
Qui, sans cesse, rayonne
En ses profondeurs dorées,
Depuis le berceau,
Jusqu’aux lourds soirs
Des trébuchants vieux rameaux !
Elle lui interdit de perdre espoir,
Refusant d’écouter l’horrible heure
Qui, implacable, hélas,
Sonnera, un jour, son départ
Laissant -quel malheur!-
Un horrible gouffre à sa place !
L’inconsolable enfant, à tout âge, toujours
Versera ses larmes amères,
Criera : Mère ! Mère ! Mère !
Rêvant à chaque instant de son retour !
© Mokhtar El Amraoui in « Nouveaux poèmes »



mercredi 11 mai 2022

SUC SORCIER


Si tu étais un arbre, ma bien-aimée,
Tes hautes branches couvriraient le monde entier !
Tu aurais, en couronne, des myriades d’oiseaux égayés,
La rougeur timide qui enflamme le pommier,
Le velours printanier du jeune prunier,
Les yeux rêveurs du farouche amandier,
Les siècles de lutte du vaillant olivier,
Les palmes dansantes du généreux palmier
Qui montrerait à ses dattes comment voler
Vers ta bouche et la désaltérer de leur suc sorcier !
Tous les vergers s’égosilleraient, de toutes leurs allées !
Tous en choeur, ils crieraient, pour t’appeler :
« Viens donc nous éclairer ! »
Si tu étais un arbre, ma bien-aimée,
Tu offrirais tes doux rameaux altiers,
Aux étoiles, aux marcheurs fatigués
Et aux amoureux intrépides enlacés,
Pour, enfin, quiets, s’y reposer !
Si tu étais un arbre, tu serais le premier et le dernier!
Au plus profond de mon coeur, je te planterais
Pour t’avoir à jamais, pour ne plus nous quitter !
© Mokhtar El Amraoui in «Le souffle des ressacs» (2014)




mercredi 4 mai 2022

Baleine à lunes


Palmipède des confins
Tu laisses le poisson rêveur
Venir à son rire
Et la baleine transporteuse de lunes
À ses soupirs.
Sur son dos, elle porte le pianiste des ans
Et un gros champignon de troubadours ventriloques.
Elle leur a aménagé des escaliers
Qui s’envolent jusqu’à Mars
Et des barbes en coquelicots ou tulipes solaires.
Les guillemets du pont se font hirondelles
Et les ongles des bien-aimées rosée de pleine nuit.
Le charbon luisant de profondeur
Etait de la partie,
Quand les lunes sur nappes de dunes
Oubliaient les divisions pour se multiplier
En rendez-vous de bosses,
Caravanes en lits et boutades retenues,
Verbes plongeant dans les océans des dauphins
Et les vastes labours cette année
Ont épargné le hanneton !
Les aisselles des statues déterrées
Sentent un ciel de fin d’été
Qui offre ses ablutions au lac de l’enfance !

© Mokhtar El Amraoui in « Le souffle des ressacs »
Mon dessin








dimanche 1 mai 2022

MAI EN MUGUETS


Bonne fête du travail à toutes et à tous

Mai l’ami des révoltés
Qui refusent les inégalités
Qui pour toutes et tous veulent vérité
Légitimes dignité et parité

Mai l’ami des opprimés
Ton soleil fleuri en poings levés
Chante la vitale liberté
Pour un monde enchanté
Les paumes ouvertes à la paix

Tu nous viens avec tes brassées
De jolis scintillants muguets
Pour fêter ensemble tout gais
Le travail et ses luttes sans désespérer

© Mokhtar El Amraoui le 1er mai 2022







samedi 23 avril 2022

LE LIVRE

Bonne journée mondiale du livre et du droit d'auteur

Qu'il soit celui des morts
Ou celui des vivants,
Le livre t'ouvre ses immenses ailes au firmament!
Il t'invite au voyage,
De port en port,
De page en plage,
De plage en page,
De ville en village,
De visages en paysages
Et ne te laisse jamais livré à ton triste sort!
Il a tellement de secrets à te confier, avant ta mort,
Qu'il te rendra, pour l'accepter, bien plus fort!
C'est dans l'océan de ses mots
Qu'il te convie à renouveler ta peau,
A surmonter tes peines et tes maux,
A alléger tous tes fardeaux!
Dense, le livre te fait frémir,
Danser, pleurer et rire.
De l'Homme, il te révèle le meilleur, tout comme le pire,
Ce qui l'égaie et ce qui le fait souffrir!
Si tu veux, tout cela, découvrir,
Je te conseille, ami(e), de lire!
© Mokhtar El Amraoui in « Le souffle des ressacs »
Illustration du Net











vendredi 22 avril 2022

L’APPEL DE LA TERRE EN SA JOURNÉE MONDIALE

 

C’est moi votre seul refuge votre précieuse Terre
Celles et ceux qui reconnaissants et sincères
Me chérissent et me prennent aussi pour mère
Savent qu’avec grand dévouement je vous sers
Ce sont là des vérités qu’ils ne peuvent taire
De tous mes innombrables arbres monts et mers
Avec douceur bien contre moi je vous serre
Je vous prends tendrement dans mes bras de lumières
Pour vous faire oublier chaque jour vos heures d’enfer
Vous désaltérant vous rassasiant de mes airs
Sols et eaux vous évitant tout amer calvaire
D’impitoyables douleurs souffrances et misères
C’est moi votre seul refuge votre précieuse Terre
Aimez-moi donc comme je vous aime mes chers
Je vous offre mes fruits telle une mère
Pourquoi me détruire me mettre en colère
Alors que sans cesse j’ égaie vos jours vos nuits
De mes chants et couleurs loin de tout ennui
C’est en me respectant et protégeant humains
Que vous connaîtrez enfin d’heureux lendemains
© Mokhtar El Amraoui Le 22 avril 2022
Journée mondiale de la Terre
Mon dessin



lundi 18 avril 2022

AILES DE FANTÔMES


Comment encore la dire, elle,

L’absente  lettre

Où dansent les lèvres

Des mots suspendus

A tes yeux sonores ?

Ils culbutent ma transe.

 

Un silex, oui, de déroute,

C’est-à-dire de retrouvailles !

Je n’attendais de toi

Que cette main tendue

Regardée en nos éveils !

Ton hier, quand tu étais vêtue d’étoiles vertes.

Tes yeux me rêvaient, dans mon silence,

Comme des feuilles de citronnier

L’or d’un ciel visage

Te disant sur le rivage d’autres quais.

Cri de précipices !

 

Tu rends hommage à l’hirondelle

Qui t’a poinçonnée,  le sein en masques d’adieux.

 

Prendre juste un mot

Puis descendre, avec, dans le puits

De chaque lettre et venir

A l’ombre de ses fugues, tes fulgurances !

 

 

Les sourires de ton regard,

Quand tu m’aimes, mort bleue !

Comme le rire de cette  impossibilité,

Note distance calculée en caresses

Chaussée de souvenirs

Et ailes de fantômes !

 

 

©Mokhtar El Amraoui in « Le souffle des ressacs »


Mon dessin




Zone contenant les pièces jointes

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